Coucou à tous voici les dernières nouvelles de Sylvestre!
Tout d’abord quelques photos de la belle île de Gran Canaria, qui
a été notre dernière escale avant la Transat.
Puerto de Mogan
Les canyons de Gran Canaria
Une oasis dans les terres
Au port de Pasito Blanco, derniers préparatifs et avitaillement avant le départ!
Nous vous écrivons de Martinique où nous
sommes arrivés samedi 19/12/2015 à 12utc soit pile 23 jours après notre départ
de Pasito Blanco à Gran Canaria. Environ 2870 miles parcourus en plein océan.
4-5 jours avec très peu de vent et le reste entre 15 et 25 noeuds plein vent
arrière. Une houle et une mer entre 1,5m et 3m nous ont accompagnées en
permanence sans jamais être dangereuses pour le bateau.
Petit atelier couture sur la GV
Génois et Gennaker en Ciseaux, faute d'avoir un Spi on s'adapte!
Ne vous fiez pas aux apparences, ça bouge sérieusement!
Les journées passaient vites, rythmées par
les quarts, les repas, la lecture, quelques jeux et des heures de contemplation à regarder la mer ou les étoiles filantes.
Totalement hors du temps il faut le reconnaître! Pendant le voyage quelques
coups de torchon et un peu de casse. La bosse de corne de grand voile a cassé plusieurs fois, la manille de la drisse de génois aussi et ces 2 voiles ont
dégringolé de toute leurs hauteurs sur le pont nécessitant de monter en haut du
mât à chaque fois pour réparer ; autant dire que le capitaine a eu la trouille
perché à 17m au dessus de l'eau avec 2.5m de vagues qui faisaient tanguer notre barque...Deux fois également à l'eau par 4000m de fond pour un problème sur les
embases moteurs et le speedo (qui ne marche toujours pas d'ailleurs) et avec
l'idée bien ancrée en tête qu'il y a des tas de bestioles dans l'eau...
En parlant de bestioles, deux énormes
dorades Coryphène de plus de 1 mètre ont été pêchées et ont fait nos repas mais
ce n'est rien à côté des 2 baleines et 3 orques qui ont tourné autour du
bateau. Instants magiques indescriptibles!
La pêche!
Les Orques!!
Pendant toute la traversée le soleil a été permanent. Seule l’approche
des Caraïbes a apporté son lot de grains rendant les quarts de nuit plus
compliqués et les manœuvres plus dangereuses. Il en a suffi d’un seul mal géré
pour arracher le bout dehors du Gennaker et envoyer ce dernier dans l’eau nous
blessant aux mains et aux jambes tous les deux dans la bataille mais comme pour
les autres incidents nous avons pu réparer. C’est en réalité toute la
difficulté du voyage, être véritablement et totalement livré à soi-même dans
cet environnement bleu et liquide, si beau, si simple mais si sauvage.
Un apéro parmi tant d'autres...
A notre arrivé au petit matin samedi, la plage Sainte Anne
dépassée et les étraves sur la première bouée du chenal du Cul-de-sac du Marin,
nous avons ressenti une grande émotion, de l’excitation et aussi un relâchement
avec la joie d’être de l’autre côté. Des études, un travail, une vie moulée par
la société à gagner sa vie mais tout ça n'aura été qu’un moyen, le but nous
apparaît tout à coup si clair : acheter un bateau pour partir et traverser
un océan. Nous sommes fou de joie de ressentir un tel sentiment, vivre un
véritable aboutissement.
23 jours et la Martinique de dévoile au petit matin
Arrivée sur le Marin
Un nouveau voyage commence désormais aux Caraïbes, avec ses
merveilles et certainement des problèmes ou des déceptions mais on se sent
vivant comme jamais. Nous restons quelques jours en Martinique en escale
technique pour les réparations et pour visiter quelques beaux mouillages puis
ont hissera les voiles pour Sainte Lucie et les Grenadines…
On vous embrasse tous et une pensée particulière accompagne Eric
et Maude mais aussi Eva et Bertrand dans les épreuves de la vie qu’ils
traversent.
A mes deux frangins je veux dire qu’ils ne m’ont pas quittés un
instant pendant ces 23jours et que peut-être un jour on vira une transat tous
les 3 !
A très bientôt !

Heureux de vous savoir arrivés et de vous voir. Je rattrape mon retard en lisant votre aventure depuis votre départ d'Espagne et vous avez déjà vécu de belles aventures en gérant les imprévus. Vous irez bien plus loin que les milles parcourus car vous vivez votre rêve.
RépondreSupprimerJe vous souhaite encore bon vent et bonne mer et plein de bonheur pour cette nouvelle étape qui sera sans doute plus reposante.